Origine et mission

A l’origine

Le 22 janvier 1964, un arrêté du ministère de la santé instituait un centre régional pour l’enfance et l’adolescence inadaptée (CREAI), dans chaque région de France métropolitaine et les DOM-TOM.

Il s’agissait principalement d’organiser un lieu ouvert à tous les partenaires de l’action sociale en vue de favoriser leur collaboration et de créer une équipe technique compétente à la disposition du terrain et de l’administration qui venait d’être mise en place (les DDASS et le DRASS). Les CREAI devaient également jouer un rôle important dans le domaine de l’information et de la formation.

Le fonctionnement des CREAI s’inscrit dans le cadre de la loi 1901 sur les associations avec quelques ajustements particuliers dans leurs statuts et la composition de leur conseil d’administration constitué de commissaires du Gouvernement (le DRASS et le DIRPJJ), de membres désignés par l’Etat, de représentants des Associations et de personnes qualifiées.
 

Le CREAI aujourd’hui

La plus récente définition officielle des missions des CREAI émane d’une note de service interministérielle du 13 janvier 1984 :

« Les CREAI ont pour mission principale d’être des lieux de repérage et d’analyse des besoins et d’étude des réponses à y apporter, des lieux de rencontre et de réflexion entre les élus, les représentants des forces sociales et ceux des administrations concernées, de fournir des analyses et des avis techniques aux décideurs, ainsi qu’aux gestionnaires des établissements et services. Ils ont, à cet égard, un rôle important à jouer comme outil technique au service des responsables de l’élaboration et de la mise en oeuvre de la politique en faveur des personnes handicapées et inadaptées à l’échelon régional ».

La plupart des CREAI ne déclinent plus leur sigle d’origine, trop restrictif. Leur champ d’application s’est depuis élargi à l’ensemble des populations en situation d’exclusion ou de handicap concernées par la loi du 2 janvier 2002, ainsi que sur des missions complémentaires telles que :

  • observation des besoins et des attentes des populations,
  • étude et recherche,
  • aide à la planification,
  • évaluation des actions,
  • conseil,
  • formation des professionnels,

en plus de leurs missions classiques d’expertise, d’animation, de valorisation des travaux du secteur.

Notre secteur

Le paysage de l’action sociale et médico-sociale s’est profondément modifié :

  • les populations concernées ont changé dans leurs caractéristiques (cliniques, démographiques) et leur exigence d’être entendues et associées aux décisions qui les concernent ;
  • les politiques publiques ont intégré les actions au bénéfice des populations en situation de handicap ou d’exclusion dans des approches globales, territorialisées, de proximité, favorisant ainsi l’accès des personnes aux dispositifs de droit commun, la diversification et le décloisonnement des modes d’intervention sociale, à domicile ou en établissement spécialisé ;
  • le transfert de compétences réalisé par la décentralisation aboutit en 2004 à une transformation radicale des places et rôles de l’Etat, du Conseil régional, des Conseils généraux ;
  • les pratiques professionnelles ont évolué, voyant émerger de nouveaux métiers, de nouveaux cadres institutionnels et de nouvelles formes d’intervention ;
  • l’harmonisation européenne des politiques en direction des personnes vulnérables rend nécessaires une veille et des comparaisons régulières.

En Rhône-Alpes

Au sein d’une importante région et de ses huit départements extrêmement diversifiés dans leurs cultures et leurs populations, le CREAI Rhône-Alpes :

  • rassemble les associations d’inspiration différente,
  • diversifie, organise et anime un réseau d’adhérents et de partenaires privés et publics, notamment en établissant des relations de travail fructueuses avec les services de l’Etat, le Conseil régional et les Conseils généraux,
  • utilise sa position, un atout essentiel tenant à la fois de sa proximité des problèmes et des acteurs et de sa non-implication dans les enjeux de pouvoir, pour développer les fonctions nécessaires d’interface, d’observation, d’aide à la planification et d’évaluation.